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Habiter près d'une ligne à haute tension double le risque d'Alzheimer

AFP - 06.11.08 -

Habiter à moins de 50 mètres d'une ligne à haute tension fait doubler le risque de contracter la maladie d'Alzheimer, selon une étude de chercheurs de l'université de Berne publiée par l'American Journal of Epidemiology. Les chercheurs ont examiné tous les décès en Suisse dus à cette maladie neuro-dégénérative entre 2000 et 2005, a indiqué l'université jeudi dans un communiqué.

Au total, l'étude a examiné 9.200 décès liés à la maladie d'Alzheimer dont vingt cas apparus chez des personnes qui avaient vécu à moins de 50 mètres d'une ligne à haute tension. Le risque de maladie est double lorsque l'on habite au moins 15 ans à cette distance d'une ligne à haute tension, selon les résultats de l'étude. Les chercheurs n'ont en revanche pas relevé de risque accru chez les personnes qui ont vécu à une distance de 50 à 200 mètres d'une ligne à haute tension.

Selon l'université de Berne, il s'agit de la première étude au monde à se pencher explicitement sur une relation de cause à effet entre les champs magnétiques de ces lignes et des maladies comme celle d'Alzheimer. Des indices sur ces risques avaient été relevés par des études sur des électriciens ou le personnel des trains, exposés à des champs magnétiques élevés. Cependant, les chercheurs suisses soulignent que leur étude ne permet pas de conclure définitivement que les lignes à haute tension et leurs champs magnétiques sont vraiment à l'origine du risque accru d'Alzheimer.

Seules des hypothèses peuvent être avancées quant au mécanisme par lequel les champs magnétiques peuvent augmenter le risque de développer la maladie. L'une des théories veut que ces champs perturbent les contacts entre les cellules nerveuses et d'autres cellules. Une autre hypothèse est que davantage de radicaux libres (des molécules chimiques) sont produits, qui passent pour un possible déclencheur de maladies dégénératives.

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Le lien entre portables et cancers préoccupe les experts américains

WASHINGTON, (AFP) - 26/09/2008

Le lien potentiel entre téléphone portable et cancers du cerveau pourrait s'apparenter à la relation entre tabac et cancers du poumon que les industriels et la société ont mis cinquante ans à admettre, ont averti des scientifiques américains, lors d'une audience au Congrès.

"On ne doit pas rééditer ce que nous avons connu à propos de la cigarette et du cancer du poumon, où notre nation a pinaillé sur chaque détail d'information avant d'avertir le public", s'est inquiété David Carpenter, spécialiste de santé publique et professeur de santé environnementale à l'Université d'Albany (New York) jeudi devant la Commission des réformes de la Chambre.

A ce jour, la science est divisée sur les effets biologiques des champs magnétiques émis par les téléphones cellulaires.

Mais, et surtout pour les enfants et les adolescents aux cerveaux plus vulnérables, "la prudence est de mise, même sans la preuve absolue de l'ampleur du risque", a ajouté M. Carpenter plaidant vigoureusement pour "des recherches urgentes" sur la question.

"A la lumière des 70 ans que cela nous a pris pour retirer le plomb des peintures et des 50 ans qu'il a fallu pour établir de façon convaincante le lien entre la cigarette et le cancer du poumon, j'affirme qu'on ferait bien de tirer les leçons du passé pour mieux interpréter les signes de risques potentiels", a poursuivi le docteur Ronald Herberman, directeur d'un des dix plus importants centres de recherches américains contre le cancer à l'Université de Pittsburgh (Pennsylvanie, est).

La majorité des études disponibles assurant qu'il n'y a pas de risque de développer des tumeurs avec le téléphone cellulaire, ont été menées auprès de personnes ayant utilisé un portable pendant peu de temps, ont regretté les experts interrogés.

"La plupart de ces études (...) sont caduques, ont des problèmes de méthodologie et n'incluent pas assez de sujets utilisant le portable depuis longtemps", a asséné le docteur Herberman.

Une tumeur au cerveau met une dizaine d'années à se développer.
En outre, ces études qualifient d'usage "régulier", l'utilisation d'un portable "une fois par semaine" seulement, ont relevé ces scientifiques.

Ils ont en revanche cité plusieurs études européennes, en particulier de Scandinavie --berceau du téléphone cellulaire--, qui montrent un lien entre usage fréquent du portable et tumeurs bénignes et cancéreuses.

Une récente étude suédoise du docteur Lennart Hardell affirme qu'un utilisateur régulier a deux fois plus de risques de développer une tumeur du nerf auditif du côté de l'oreille où il utilise le combiné, plutôt que de l'autre oreille.

Une autre étude israélienne détermine une hausse de 50% des chances d'avoir un cancer de la glande salivaire. "C'est toujours du côté du visage où on utilise le plus fréquemment le portable", a précisé le professeur Carpenter.

Enfin, selon une communication scientifique faite en septembre à la Royal Society de Londres, les adolescents ayant commencé à se servir largement du portable avant 20 ans ont 5 fois plus de chances de développer un cancer du cerveau à l'âge de 29 ans que ceux qui n'ont pas de portable.
"Il y a dans le monde trois milliards d'usagers réguliers de téléphones cellulaires. Nous avons besoin d'un message de précaution", a affirmé M. Herberman.

"C'est un grave problème de santé publique. Il s'agit d'un appel au gouvernement pour qu'il finance davantage de recherches et à (l'autorité de régulation des télécommunications) la FCC pour réviser ses normes techniques", a ajouté M. Carpenter.

Le représentant de la FCC, l'autorité qui certifie les combinés dans la limite où leurs rayonnements ne chauffent pas les tissus vivants, a reconnu que son personnel "n'était pas suffisamment qualifié pour s'exprimer sur les effets sur la santé de l'absorption des ondes radios par le corps", selon M. Julius Knapp.

© 2008 AFP

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Les pesticides omniprésents dans l'alimentation, en France
LE MONDE | 07.05.08 |

L'importance de l'exposition aux pesticides, notamment par voie alimentaire, est mise en évidence par deux études. La première, réalisée par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) et publiée fin avril, montre que 6 % des fruits et légumes testés présentaient des teneurs en pesticides dépassant la limite maximale de résidus (LMR). 
La seconde, présentée mercredi 7 mai par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), conclut que "les enfants franciliens sont exposés à des pesticides variés, dont certains interdits depuis plusieurs années, alors que leurs parents ne sont pas professionnellement exposés".

Sur les 3 500 échantillons de fruits et légumes prélevés en 2006 par la DGCCRF, 55,6 % ne contenaient pas de résidus de pesticides. Des teneurs inférieures à la LMR ont été détectées dans 38,4 % de ces échantillons.

Mais, pour les légumes, 6,3 % des échantillons sont non conformes, car excédant la LMR. "Les dépassements concernent essentiellement les poivrons et piments, les lentilles et les aubergines", précise la DGCCRF, qui indique que "les salades, les pommes de terre, les endives, les carottes et les tomates ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne".

Les pesticides sont plus fortement présents dans les fruits : 58,6 % des échantillons comportaient des résidus à des teneurs inférieures au maximum autorisé et 5,5 % étaient non conformes. "Les dépassements concernent essentiellement les fraises, les mandarines, les poires. 
Les oranges, les avocats et les pommes ont un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne", note la DGCCRF.

Le pourcentage de non-conformité a très légèrement diminué par rapport à l'année précédente, passant de 6,7 % à 6 %, mais les données de l'année 2004 indiquaient un taux de 3,9 %. Pour François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF), ces chiffres "montrent l'urgence de mettre en application la mesure de réduction de l'usage des pesticides prise dans le cadre du Grenelle".

L'étude de l'Ineris, réalisée avec l'université Paris-V, a évalué l'exposition aux pesticides de 130 enfants répartis dans l'Ile-de-France, 73 vivant en pavillon et 57 en appartement. Un total de 31 composés (insecticides, herbicides et fongicides) a été pris en compte et les prélèvements ont été effectués dans l'air, sur les poussières au sol et sur les mains des enfants. Les produits du métabolisme des insecticides ont été recherchés dans les urines.

Au moins un produit de type pesticide se trouvait dans 94 % des logements : insecticide dans 93 % des cas, fongicide pour les plantes dans 30 % des cas et herbicide dans 32 %. Le lindane, un insecticide désormais interdit en France, était le pesticide le plus fréquemment retrouvé dans l'air (88 % des logements).

Le fait le plus marquant porte sur les pesticides organophosphorés : 70 % des enfants excrétaient au moins l'un des six métabolites urinaires des organophosphorés, alors que ceux-ci étaient détectés moins fréquemment dans l'environnement intérieur.

"Cela peut signifier qu'il existe une autre source d'exposition que celles que nous avons recherchées. Cela pourrait être la voie alimentaire, indique Olivier Blanchard, responsable de l'étude. Des prélèvements alimentaires seraient donc indispensables pour passer au stade des certitudes sur la voie alimentaire d'exposition aux pesticides."

Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 08.05.08.


Les pesticides sont largement présents dans les rivières et les nappes d'eau
LE MONDE | 19.08.06 |

Le bilan de la qualité de l'eau publié jeudi 17 août par l'Institut français de l'environnement (IFEN) ne fait apparaître aucune amélioration. Les eaux brutes superficielles et souterraines restent largement contaminées par les pesticides, utilisés principalement pour améliorer les rendements agricoles.

En 2004, sur les 607 points de mesure de la qualité des rivières, la présence de pesticides a été relevée dans 96 % des cas. La qualité de l'eau est jugée "moyenne à mauvaise" dans 49 % des cas, ce qui signifie que la vie des organismes aquatiques et la production d'eau potable sans traitement spécifique sont compromis. Pour les eaux souterraines, dont le renouvellement peut prendre des centaines d'années, des concentrations de pesticides sont relevées dans 61 % des échantillons. Dans 27 % des cas, la qualité est médiocre ou mauvaise.

Le nombre de molécules chimiques repérées augmente : dans les eaux superficielles, 229 substances différentes ont été quantifiées au moins une fois en 2004, contre 201 en 2002. Dans les nappes, 166 substances ont été quantifiées en 2004, contre 123 en 2002. Les substances les plus souvent décelées sont le glyphosate et l'atrazine, qui persiste dans l'environnement malgré son interdiction en 2001.

L'IFEN reste toutefois très prudent sur l'interprétation de cette évolution. "Nous cherchons plus de molécules, dans davantage d'endroits, et nos capacités d'analyse s'améliorent dans certains cas", explique François Moreau, chef du département de la connaissance environnementale à l'IFEN. Les chercheurs espèrent à l'avenir pouvoir gommer ces biais, mais c'est un travail "très lourd", commente M. Moreau.

Ces chiffres renforcent l'hypothèse selon laquelle l'évolution des tonnages de produits pesticides vendus n'est pas un indicateur significatif. Après avoir connu un pic en 1999, ces quantités ont baissé pendant plusieurs années, avant de remonter en 2005. 
Cependant, "les différentes substances présentent des niveaux de danger très hétérogènes et les substances nouvelles sont en général plus toxiques à faibles doses", notent les auteurs du rapport.

La France est le troisième consommateur au monde d'insecticides, d'herbicides et de fongicides.

Gaëlle Dupont
Article paru dans l'édition du 20.08.06.


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[Der Spiegel - 01/08/07 - Trad. Grégoire Seither]

Les réseaux sans-fil (Wi-Fi) sont de plus en plus populaires chez les particuliers. Pour le gouvernement allemand, cela n'est pas une bonne chose : dans une réponse à une question écrite déposée par les parlementaires écologistes, le gouvernement a précisé qu'il déconseillait l'installation de routeurs Wi-Fi chez les particuliers.

La phrase clé de cette réponse, qui devrait inquiéter les bidouilleurs informatiques et faire hurler les vendeurs de matériel, dit clairement : "Le gouvernement allemand recommande d'une manière générale de réduire au maximum l'exposition personnelle à des champs électromagnétiques à haute fréquence - c-à-d préférer autant que possible l'utilisation de solutions filaires traditionnelles plutôt que de connexions sans fil, utilisant des ondes".

En d'autres mots, surfer depuis son canapé ou dans sa cuisine comme on le voit dans les publicités des fournisseurs d'accès, est considéré comme étant une activité à risques.

Le groupe parlementaire écologiste allemand avait déposé une liste de 14 questions écrites (en allemand, consultable ici - http://dip.bundestag.de/btd/16/060/1606022.pdf), et intitulée "Risques liés à l'exposition aux rayonnements des réseaux sans-fil".

Les écologistes allemands veulent savoir si le gouvernement envisage des études mesurant l'impact des rayonnement électromagnétiques sur la santé, si des mesures sont prévues pour réduire l'exposition quotidienne à ces rayonnement, s'il est souhaitable d'installer des réseaux sans-fil dans les écoles, etc. Et enfin, la question : "Quelles sont les mesures entreprises en Allemagne et dans d'autres Etats de l'Union pour réduire l'exposition de la population aux rayonnements générés par les réseaux sans-fil  (WiFi) ?"

La réponse du gouvernement allemand  est dans la droite lignée de l'Agence fédérale pour la prévention des risques liés aux rayonnements (Bundesamt für Strahlenschutz) : les experts de cette agence préconisent le principe de précaution. Même si pour l'instant il n'y a pas d'indications de  nocivité des rayonnements émis par les téléphones portables et réseaux sans-fil, il est préférable de limiter autant que possible l'exposition du public à cette
"pollution électronique" (elektrosmog).

Réponse du gouvernement allemand :
http://dip.bundestag.de/btd/16/061/1606117.pdf

 
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Robin des Bois Atlas des marées noires dans
les eaux intérieures
   
  Atlas 2004-2007 des marées noires dans les eaux intérieures / Robin des Bois / mars 2008 – 2/56

Télécharger le document [pdf]

Atlas 2004 - 2007 des marées noires dans les eaux intérieures

Sommaire :

561 marées noires dans les eaux intérieures ..………p 3
Cartographie nationale des déversements d'hydrocarbure. p 5
Bassin Rhin-Meuse ………… p 6
Carte …………. p 7
Bassin Artois-Picardie.……………… p 8
Carte ……………….… p 9
Bassin Seine-Normandie.……….. p 10
Carte .………… p 11
Bassin Loire-Bretagne .………. p 12
Carte ……… p 13
Bassin Adour-Garonne ……. p 14
Carte ……… p 15
Bassin Rhône-Méditerranée …….. p 16
Carte ………… p 17

Annexes

Inventaires des pollutions par hydrocarbures de janvier 2004 à décembre 2007

4 ans de marées noires dans les bassins :
Rhin-Meuse ........ p 19
Artois-Picardie .….. p 24
Seine-Normandie …... p 28
Loire-Bretagne ……….… p 34
Adour-Garonne ……….... p 44
Rhône-Méditerranée ….. p 49
 
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