› accueil dossier nucléaire |
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| › Espionnage du Réseau "Sortir du nucléaire" par EDF. Le résumé de l'affaire de novembre 2003 à mars 2009. LIRE... › Risque d’explosion sur la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche). Communiqué du 18 novembre 2008. LIRE... › Nucléaire : une Savoyarde grimpe aux arbres pour bloquer des convois allemands. Le Dauphiné Libéré - 13/11/2008. LIRE... › L'Autriche convertit sa centrale nucléaire fantôme... à l'énergie solaire. LIRE... › Une bombe nucléaire américaine a été "perdue" au Groenland. LIRE... › Le lobby nucléaire est au coeur des institutions. LIRE... › En ligne sur le site du Réseau : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=actualites&sousmenu=dossiers&soussousmenu=alerte-dechets&page=11 › Vive le Tricastintouin ! Désopilante, cette série noire à la centrale nucléaire du Tricastin ! LIRE... Échangez des informations et débattez sur le nucléaire. LIRE... Ma journée à la DST.Compte-rendu, par Stéphane Lhomme. LIRE... La face cachée du nucléaire, Par Isabelle Chevalley présidente d'Écologie libérale. LIRE... Dossier Wladimir Tchertkoff. LIRE... Les vidéos du Réseau Sortir du Nucléaire sont en ligne : http://videos.sortirdunucleaire.org/spip.php?rubrique5 Enorme succès de la journée internationale de mobilisation contre le nucléaire. LIENS... Nucleaire-nonmerci.net explique les dangers du nucléaire en toute simplicité : |
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Cette main verte est la sculpture qui commémore la victoire des anti-nuc dans le Morbihan contre la centrale d'Erdeven. |
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Risque d’explosion sur la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche)
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Le Dauphiné Libéré - 13 novembre 2008 |
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14/10/08 - interview
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Le Monde - A la Une + Dossier - 6 septembre 2008 - Hervé Kempf
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Journée Européenne d'action sur le thème de l'uranium Les meilleurs déchets nucléaires sont ceux qui ne sont pas produits Dans beaucoup de pays, on exploite des mines d'uranium et il y a des usines d'uranium en fonctionnement. La multinationale Urenco est par exemple l'un de ces promoteurs de l'exploitation de l'uranium à l'échelle mondiale. Urenco exploite une usine d'enrichissement à Capenhurst (GB), Almelo (NL) et Gronau (D). Eurodif, une filiale du groupe français Areva exploite le site de Tricastin-Pierrelatte. Le dernier accident en date au Tricastin montre combien il est important de résister à l'échelle internationale contre cette technologie inhumaine. Au Tricastin, de grosse quantités d'eau contaminées à l'uranium se sont échappées dans la nature (on parle de 75 à 360 Kilos d'uranium), ce qui a conduit les autorités à interdire l'utilisation de l'eau dans la région. Début 2005, les autorités allemande ont autorisé l'agrandissement de l'usine d'enrichissement de l'uranium de Gronau. Au Pays-Bas, une procédure pour l'agrandissement de l'usine est en cours. En France aussi on fait des travaux, Areva a même racheté les brevets d'Urenco en ce qui concerne le processus d'enrichissement. Les transports d'uranium UF6 de Gronau à destination de la Russie et de la France ont, ces dernières années, été sous le feu d'une critique toujours plus grande et sont au centre d'activités de résistance à dimension internationale.
On a besoin d'uranium pour produire des combustibles pour les centrales nucléaires (et pour faire des armes nucléaires). Les transports d'uranium ont lieu régulièrement à travers l'Europe et le monde. C'est pourquoi la coordination internationale des actions de résistance doit se poursuivre. Cette politique est dangereuse pour l'homme et la nature. Notre résistance doit commencer au début du cycle du combustible nucléaire. Exploitation de l'uranium, conversion et enrichissement, transports, fabrication de combustibles Le robinet doit être fermé partout et tout de suite! Soyez actifs! * Que faire? Nous appelons à une journée de mobilisation pour le 20 Septembre 2008 Nous sommes des citoyens et organisations actives contre le nucléaire, issus de Russie, de France, d'Allemagne, de Finlande, etc. Nous avons décidé, à l'issue des conférences antinucléaires internationales de Dortmund (Allemagne), Helsinki (Finlande) et Ahaus (Allemagne) en 2007 et 2008, de nous mobiliser ensemble contre les dangers pour l'homme et la nature liés à l'exploitation et l'utilisation de l'uranium dans le monde entier. Nous offrons ainsi un cadre ouvert pour protester ensemble le 20 septembre. Le déroulement prévu: Chaque groupe ou initiative locale choisi elle-même son mode d'action préféré: Peu importe qu'il s'agisse d'une soirée-informations, de théâtre de rue, d'action directe de désobéissance civile, d'une conférence de presse, d'une manifestation ou encore d'une inspection civile d'installation nucléaire militaire. Il faut laisser de la place pour de nouvelles idées, de la créativité, de la spontanéité. Les nombreux aspects des monstrueuses activités du Lobby nucléaire doivent être au centre des actions: Exploitation de l'uranium, transport nucléaires, enrichissement de l'uranium, utilisation à des fins militaires... * Ton groupe veut participer? Nous voulons donner une dimension internationale à cette journée de mobilisation. Afin d'avoir une bonne vue d'ensemble sur les activités prévues, nous serions contents que tu inscrives ton activité dans sur le site Wiki consacré à la mobilisation : http://uranium-action-day.info Tu peux aussi envoyer un mail à info ÄT uranium-action-day.info [1] http://www.greenkids.de/europas-atomerbe/index.php/Uranium-Action-Day#_note-Spamprotection N'oublie pas d'indiquer le lieu, l'heure et un contact. |
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For a nuclear-free world - European meeting report - Paris, 11-12th july, 2008
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Rassemblement européen “Pour un monde sans nucléaire”. Le 1er juillet 2008, le gouvernement français présidera pour 6 mois l’Union européenne. L’énergie et le nucléaire sont deux enjeux majeurs de cette présidence et le président Sarkozy entend l'utiliser comme tribune pour faire une large promotion du nucléaire auprès des gouvernements européens. Dès le lendemain de notre rassemblement, N. Sarkozy recevra à Paris des dizaines de chefs d’Etat de l’Union européenne et du pourtour méditerranéen. Nous pouvons donc compter sur une très forte couverture médiatique internationale. Il est donc essentiel que nous soyons nombreux à ce rassemblement pour faire entendre une autre voix à l’opinion publique internationale. Merci d’agir sans tarder ! |
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Découvrez le programme complet ici : http://www.sortirdunucleaire.org/ Organisez un départ groupé : http://www.sortirdunucleaire.org/12juillet-paris/spip.php?article4 |
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Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité
CRIIRAD 471 av. Victor Hugo 26000 VALENCE
Tel : 04 75 41 82 50 - Fax : 04 75 81 26 48
Email : communication@criirad.org / Site web : www.criirad.org
3 juillet 2008
Scandale AU Tricastin :
Plus de 770 tonnes de déchets radioactifs enfouis depuis
plus de 30 ans à même le sol, en toute illégalité !
La CRIIRAD demande la publication d’un bilan exhaustif,
la reprise de la totalité des déchets et la décontamination intégrale du site.
RV pour un débat sur cette question demain 4 juillet, à partir de 8h30
Réunion de la CIGEET, Valence, Préfecture de la Drome (salle Barjavel).
Le site nucléaire du Tricastin est implanté à la limite des départements de la
Drôme et du Vaucluse, sur le territoire des communes de Pierrelatte,
St-Paul-3-Châteaux et Bollène. Il englobe 8 Installations Nucléaires de Base
(INB1), plusieurs Installations Classées pour la Protection de l’Environnement
(ICPE) ainsi que l’Installation Nucléaire de Base Secrète (INB-S) du CEA-Cogéma.
A diverses reprises dans le passé, le laboratoire de la CRIIRAD a mis en
évidence des niveaux d’irradiation anormalement élevés en limite du site
nucléaire du Tricastin. Ces contrôles révélaient des défauts d’application des
règles de radioprotection et soulevaient d’importantes questions sur
l’exposition des travailleurs intervenant à l’intérieur du site.
Les niveaux les plus irradiants étaient identifiés sur le côté Ouest, au niveau
du parc à fûts et du portail d’entrée AREVA – SAUR : de l’ordre de 400 coups par
seconde (c/s) relevés au DG5 pour un bruit de fond normal d’environ 60 c/s.
Une autre zone anormale, bien que moins marquée (130 à 140 c/s), était repérée
sur le côté Est, au nord des installations EDF et COMURHEX, au droit d’une sorte
de tumulus. Ce tumulus est situé dans le périmètre de l’INB-S dont le CEA est
propriétaire et Cogéma (AREVA NC) l’exploitant.
Les recherches documentaires que nous avons effectuées conduisent à considérer
que le rayonnement détectable sur le chemin des agriculteurs pourrait provenir
du tumulus lui-même. En effet, il ne s’agit pas d’une simple butte de terre mais
d’un amoncellement de déchets radioactifs et chimiques directement enfouis dans
le sol !
ANALYSE DES INVENTAIRES ANDRA
L’Agence nationale des déchets radioactifs (ANDRA) publie depuis 1993 un
inventaire national des déchets radioactifs. Le premier inventaire ne mentionne
ni le tumulus, ni même l’existence des déchets. Les inventaires publiés de 1994
à 1999 consacrent une fiche aux déchets radioactifs de l’INB-S CEA-COGEMA de
Pierrelatte (fiche référencée RHO 28, puis RHO 28B). Ils sont présentés comme
des « déchets d’exploitation et d’assainissement issus des installations
d’enrichissement de l’uranium par diffusion gazeuse et traitements chimiques ».
Il s’agirait de « déchets de barrières de diffusion gazeuse, fluorures, boues
chromiques » pour une activité totale de 42 GBq et de « déchets divers, gravats…
» pour 8 GBq. La fiche indique qu’il s’agit d’un entreposage mais ne fait aucune
allusion au fait que les déchets ne sont pas dans des modules bâtis mais ont été
directement enfouis dans le sol.
Il faut attendre l’inventaire ANDRA de 20022 pour apprendre que les déchets des
installations de production d’uranium enrichi à usage militaire ont été «
enfouis entre 1969 et 1976 dans une butte de terre d’un volume d’environ 15 000
m3 ». La terre, qui recouvre les déchets, les dissimule à la vue mais pas à
l’action délétère des eaux météorites. Il s’agit d’une violation caractérisée
des règles de stockage qui doivent garantir que les déchets sont isolés de
l’environnement et qu’il est possible de les contrôler et, si nécessaire de les
reconditionner. Ces pratiques sont choquantes y compris pour le début des années
70.
On ne peut exclure que l’ANDRA ait souhaité occulter les conditions de stockage
scandaleuses de ces déchets mais le plus probable est qu’elle ne fasse que
répercuter les informations que l’exploitant veut bien communiquer. La CRIIRAD a
pu constater sur plusieurs dossiers que l’Agence nationale n’effectue aucun
contrôle sur le terrain et que l’analyse critique des données des exploitants
est très insuffisante3. Les informations contenues dans les inventaires doivent
donc être considérées avec beaucoup de recul.
LE CONTENU DU TUMULUS
Si l’on se réfère à l’inventaire ANDRA plus récent (publié en 2006, avec une
mise à jour à mai 2005 pour la fiche RHO-43), l’amoncellement de déchets
radioactifs serait constitué de :
- déchets radioactifs provenant des 4 usines militaires de séparation isotopique
(usines militaires basse, moyenne, haute et très haute correspondant
respectivement à de l’uranium faiblement, moyennement, fortement et très
fortement enrichi, soit plus de 90% d’uranium 235). Ces déchets seraient
constitués de barrières de diffusion pour une masse totale de 760 tonnes.
L’ANDRA ne donne aucune précision ni sur la composition des déchets, notamment
sur leur teneur en uranium 235, ni sur les éventuels risques de criticité ;
- des déchets de catégorie TFA-VL - très faible activité mais vie longue (en
l’occurrence, très, très longue) - constitués de filtres de conditionnement (46
m3) et de fluorines ((14 000 m3) ;
- de déchets toxiques sur le plan chimique (chrome trivalent notamment)
présentés comme exempts de radioactivité (mais sans précision chiffrée, en
particulier sur les protocoles de contrôle ni sur les seuils de détection).
L’ANDRA indique qu’il s’agit de boues issues de la station de traitement des
effluents, sans préciser le volume ou le tonnage déversés sur le tumulus.
LES DEMANDES DE LA CRIIRAD
Sur la base des investigations conduites par son laboratoire et des messages
alarmants qui lui sont parvenus, la CRIIRAD demande :
1- la communication d’un état détaillé de la structure du tumulus et des déchets
radioactifs et chimiques qu’il contient : descriptif de l’emplacement initial
(présence d’une dalle de protection, d’un réseau de drainage… ou absence totale
de protection de la nappe contre les infiltrations d’eau ? amoncellement à
partir du niveau du sol ou en profondeur ? etc.) ; historique des déversements :
dates, volumes, masses, nature des conditionnements (s’il existe), masses de
terre utilisées pour le recouvrement, etc.
2- la reprise des déchets, leur caractérisation, leur reconditionnement éventuel
(vérification de l’étanchéité des fûts, de leur absence de contamination
externe) et leur transfert vers des installations d’entreposage ou de stockage
ad hoc ;
3- le contrôle radiologique et chimique de la terre dans laquelle les fûts et
autres déchets ont été enfouis et, si nécessaire, le conditionnement et le
stockage des volumes contaminés ;
4- l’autorisation d’accéder au site afin d’effectuer des mesures radiamétriques
et spectrométriques au niveau du tumulus et de procéder à des prélèvements d’eau
au niveau des piézomètres afin de vérifier si les informations relatives à la
contamination des eaux souterraines sont avérées ou relèvent de la rumeur.
La CRIIRAD a en effet reçu récemment plusieurs courriers et appels téléphoniques
de travailleurs intervenant sur le site du Tricastin l’alertant sur des
dysfonctionnements graves, et notamment 1/ sur l’érosion que subit le tumulus de
déchets (pluie, vent…), érosion qui a mis à jour récemment un certain nombre de
fûts et qui a été traitée en déversant une nouvelle couche de terre sur les
déchets ; 2/ sur la contamination (chimique et radiologique) de la nappe située
au droit du site.
L’URGENCE
Les interventions doivent être conduites dans les meilleurs délais. En effet,
plus le temps passe, plus le nombre de fûts corrodés et éventrés augmente, plus
augmentent les risques de pollution du sol et des eaux souterraines, le nombre
de personnes exposées aux rayonnements émis par le tumulus et les risques de
contamination par inhalation de gaz et d’aérosols radioactifs.
Cela fait plus de 30 ans que ce dépôt illégal de polluants radioactifs et
chimiques se maintient, en toute impunité, en violation des principes
fondamentaux de gestion des déchets, principes censés garantir la préservation
de l’environnement et la protection sanitaire des travailleurs et du public.
Il est choquant de constater que ni l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), ni les
ministères concernés n’ont exigé de mise en conformité et qu’ils continuent au
contraire d’accorder aux exploitants de nouvelles autorisations. Le traitement
des pollutions passées et le confinement des déchets toxiques devraient
constituer un préalable à tout nouveau projet de développement.
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1 INB 87 et 88 correspondant aux 4 réacteurs du CNPE EDF ; INB 93 pour l’usine
EURODIF d’enrichissement par diffusion gazeuse (Georges Besse) ; INB 105 pour
l’usine COMURHEX de conversion de l’UF4 en UF6 ; INB 138 pour les installations
SOCATRI d’assainissement et de récupération de l’uranium ; INB 155 pour l’usine
TU5 d’AREVA NC (Cogéma) ; INB 157 pour l’installation de maintenance nucléaire
d’EDF, dite Base Chaude Opérationnelle du Tricastin (BCOT) ; INB 168 pour la
future usine SET d’enrichissement de l’uranium par centrifugation (Georges Besse
II) dont la construction a été autorisée en avril 2007.
2 Il est possible que l’information figure dans l’inventaire publié en 2000 dont
la CRIIRAD ne dispose pas. En 2001, il n’y a pas eu de publication.
3 Cf. par exemple les dossiers Malvési-Comurhex (aucune mention de la présence
des transuraniens dans les quelques 300 000 tonnes de déchets radioactifs,
disparition du radionucléide clef, le thorium 230, etc) et Gueugnon-AREVA (rien
sur les 26 000 tonnes de résidus radioactifs présents dans le sol du parking du
stade de foot, pour ne citer que les plus récents). |
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A ne pas manquer aujourd'hui, l'emission à 16 heures sur France- Culture sur l'entretien de "nos" centrales. http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/sur_docks/archives.php SUR LES DOCKS Champ libre (4/5) : "L'usine atomique" Productrice coordonnatrice : Irène Omélianenko, Producteur délégué : Laurent Salters Avec : Michel Lallier : chimiste et ex-syndicaliste CGT de la centrale de Chinon; Dominique Huez : médecin du travail à la centrale de Chinon. Un documentaire de Laurent Salters et Rafik Zenine En tout, ils sont vingt mille. Le grand public ne connaît pas leur existence. Ce sont les ouvriers de la sous-traitance dans le nucléaire. Ce sont eux qui nettoient les réacteurs des centrales lors " des arrêts de tranches ", ces périodes ou les centrales s'arrêtent pour des missions d'entretiens. Cette population ouvrière travaille dans des conditions qui laissent rêveur. Soumis aux rayonnements radioactifs lors de leurs activités, ils subissent en plus une pression énorme. En effet, chaque journée d'arrêt de tranche d'une centrale coûte un million d'euros à EDF. Tout doit aller très vite. Les contraintes liées à la sous-traitance sont énormes. Certains d'entre eux sont nomades et se déplacent au gré des chantiers. Les doses radioactives ingérées sont importantes... Pour certains, le manque totale de transparence dans la sous-traitance pose de sérieux problèmes quant à la sécurité des centrales. Avec : Michel Lallier, chimiste et ex-syndicaliste CGT de la centrale de Chinon ; Dominique Huez, médecin du travail à la centrale de Chinon; un groupe d'ouvriers de la société Endell, qui nous décrit ses conditions de travail et en prime une visite dans la centrale de Civaux, la vitrine du nucléaire français. Réalisation : Rafik Zenine |
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| "Journée Chernobyl Day" | ||
Enorme succès de la journée internationale de mobilisation contre le nucléaire "Chernobyl Day"coordonnée par le Réseau "Sortir du nucléaire". + de 16 reportages TV à voir ici : http://www.chernobyl-day.org/spip.php?rubrique21 + de 70 articles de presse à lire ici : http://www.chernobyl-day.org/spip.php?rubrique19 Et aussi des centaines de photos, vidéos, comptes rendus des actions partout en France en cliquant ici : http://www.chernobyl-day.org/spip.php?rubrique20 |
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Le Monde - 29 avril 2008 - Hervé Kempf |
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| Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 820 associations Communiqué du 26 avril 2008 22ème "anniversaire" de la catastrophe de Tchernobyl, le jour où le nuage ne s’est pas arrêté à la frontière. |
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À l'occasion du 22ème "anniversaire" de la catastrophe de Tchernobyl, samedi 26 avril 2008, le Réseau "Sortir du nucléaire" (France) appelle, en hommage aux milliers de victimes du plus grave accident industriel de l’histoire, mais aussi à toutes les victimes anonymes de l’atome, à une journée internationale de mobilisation contre le nucléaire. Un peu partout en France et en Europe, des manifestants portant le même masque resteront immobiles devant des sites nucléaires civils et militaires, des sièges d’entreprises pro-nucléaires, des ministères, des préfectures, des mairies, etc. Cette opération, baptisée "Des masques pour Chernobyl Day", a pour but de rappeler que, deux décennies plus tard, la catastrophe de Tchernobyl est toujours d’actualité. Et qu’elle le restera encore, hélas, pendant des siècles. Si le lobby nucléaire et les élus qui le soutiennent prétendent que, plus de 20 ans après, Tchernobyl est désormais de l’histoire ancienne, on peut penser, au contraire, qu’il ne faut surtout pas oublier ce drame : |
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Aujourd'hui encore, des millions des gens continuent en effet à vivre dans les zones les plus touchées et à consommer des produits agricoles contaminés, en particulier par le césium. Du coup, en Ukraine, en Russie et en Biélorussie, l'espérance de vie diminue, contrairement à ce qui se passe dans le reste de l'Europe. Les 435 réacteurs nucléaires actuellement en service sur la planète sont vieillissants et devront être fermés dans les prochaines années. Au lieu d’en construire de nouveaux pour les remplacer et perpétuer ainsi le péril atomique, tant civil que militaire, profitons au contraire de cette conjoncture pour hâter la fin de cette technologie dépassée et pour investir massivement, partout dans le monde, dans les énergies renouvelables et bien sûr dans les économies d'énergie. Le Réseau "Sortir du nucléaire" a créé un site web spécifique (http:// chernobyl-day.org) pour cette journée internationale de mobilisation. |
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Stéphane Lhomme "L'insécurité nucléaire" éditions Yves Michel, 2006. Le bouquin est en vente à la librairie de Cobionat Biocoop, Montée des Moulins 83690 SALERNES Tél : 04 94 70 68 46 |
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Ma journée à la DST Compte-rendu, par Stéphane Lhomme Ce mardi 25 mars 2008, en tant que porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", j'étais convoqué au siège national de la DST (Division de la surveillance du territoire), dans le cadre de l'affaire du document "confidentiel défense", issu d'EDF, qui concerne le réacteur nucléaire EPR, actuellement en construction à Flamanville (Manche). Petit retour en arrière : en novembre 2003, et à de nombreuses reprises par la suite, le Réseau "Sortir du nucléaire" a fait savoir qu’il détenait un document de la plus grande importance qui reconnaît que, contrairement à la thèse officielle, l'EPR n’est pas conçu pour résister à un crash suicide (*). J'ai même brandi ce document à la télévision dans l'émission France europe express le 16 novembre 2004, face à Mme Lauvergeon (Présidente d’Areva). Or, pendant près de trois ans, à part quand même quelques articles dans la presse nationale, l’affaire n’a pas fait le bruit qu’elle méritait : en effet, si sa construction est menée à terme, l’EPR sera le premier réacteur "post 11 septembre 2001". Chacun le comprend bien, il est injustifiable que ce réacteur ne résiste pas à un crash suicide. Cette évidence a d’ailleurs été bien perçue par les autorités françaises et les industriels du nucléaire qui ont donc décidé de cacher la vérité. Ainsi, Mme Lauvergeon a déclaré à de nombreuses reprises "Le réacteur EPR a été conçu pour résister à tout, y compris aux chutes d’avion". Or le fameux document reconnaît exactement l'inverse (**). Conclusion claire... mais intolérable pour l'Etat pronucléaire. Il n'est donc pas surprenant - même s'il est difficile de comprendre pourquoi cela s'est produit au bout de deux ans et demi - que la DST ait fait irruption dans cette affaire, le 16 mai 2006. Placé en garde à vue, soumis à un interrogatoire serré pendant quatorze heures je n'ai bien sûr pas répondu à la question "Qui, à EDF, a fourni des informations sensibles au Réseau Sortir du nucléaire ?". La DST s'est emparée chez moi de dizaines de documents et de matériel informatique dont nous attendons toujours la restitution. Après avoir bu un verre avec les gens rassemblés en solidarité, je suis donc entré dans l'immeuble de la DST à 14h ce mardi 25 mars 2008, et... j'ai immédiatement été placé en garde à vue. Surprise, il m'a été annoncé que c'était la suite de celle commencée près de 2 ans plus tôt : sur 24h, il m'en restait 10 à "tirer" ! Je ne savais pas qu'on pouvait ainsi découper en tranche une garde à vue. Après diverses formalités – fouille, déshabillage, rhabillage, inventaire du sac, visite médicale, entretien (1/2h) avec l'avocat du Réseau "Sortir du nucléaire", etc – entrecoupées de "repos" en cellule, les affaires sérieuses ont commencé. J'ai retrouvé ma capitaine "préférée", une certaine Nolwenn (non, pas la chanteuse), pas commode et très droite dans ses bottes – elle portait des bottes. "Madame Nolwenn" – c'est ainsi que je m'adressais à elle - m'a expliqué ce que je savais déjà : le délit de "compromission du secret de la défense nationale" est constitué à mon encontre et incontestable. Ca tombe bien, nous ne le contestons pas : au contraire, nous le revendiquons. J'ai eu droit à une lecture du codepénal, me confirmant que la peine prévue était de 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. Mais c'est un maximum : avec un peu de chance, je n'écoperai que de 58 mois et 72 000 euros ! J'ai demandé à mes interlocuteurs les raisons de cet étonnant "vide" entre le 16 mai 2006 et ce 25 mars 2008 : s'étaient-ils donc endormis ? Réponse négative : ils m'ont montré une énorme pile de documents et dossiers accumulés depuis. Les questions se sont alors faites plus précises : de toute évidence il s'agissait de "remonter" la piste pour savoir qui, de l'intérieur d'EDF, avait fait parvenir des documents aux antinucléaires. Bonne nouvelle : les enquêteurs sont donc en échec sur ce plan. Une liste de responsables d'EDF m'a même été présentée : les policiers espéraient-ils vraiment que je leur désigne la "taupe" ? De toute façon, je leur ai fait la même réponse qu'en 2006 : celui qui m'a donné le document "Confidentiel défense", c'est... le facteur ! Non, pas Olivier Besancenot (***), mais mon facteur à moi, celui qui passe dans ma rue ! Curieusement, la DST n'a pas souhaité arrêter cet "espion" caché sous l'uniforme de La Poste. J'ai alors signifié que, m'étant levé à 6h du matin, je commençais à sentir les effets de la fatigue et que je me ferais un plaisir de continuer cet entretien... le lendemain matin. Je me suis alors faitsévèrement "gronder" : il parait que "la DST n'est pas un hôtel" et que "la garde à vue n'est pas faite pour dormir." J'ai aussi eu droit à une scène digne d'un mauvais téléfilm policier, du genre "Si tu sors les mains en l'air, on ne te comptera pas la prise d'otage, juste le braquage". Ben voyons. En l'occurrence, si j'étais coopératif par rapport à la "taupe", le tribunal saurait "en tenir compte". J'ai éludé la proposition d'un bâillement désintéressé. Mes interlocuteurs ont alors tenté autre chose : "A cause de vous, des gens innocents chez EDF vont être mis en cause". Bigre, la DST est prête à arrêter n'importe qui, même des innocents (il y en a donc chez EDF, notez bien !). Peine perdue. Dépités, Madame Nolwenn et ses collègues m'ont expliqué qu'il était hors de question de me garder jusqu'au lendemain, pour ne pas que l'affaire prenne trop d'ampleur sur le plan médiatique. Ils ont même estimé que c'était là mon objectif. Que de suspicions ! Finalement, j'ai été relâché un peu avant 23 heures, sans avoir répondu aux questions des policiers, visiblement dépités : Madame Nolwenn m'a raccompagné jusqu'à la sortie... mais a tourné les talons sans même me dire au revoir. L'affaire reste donc en cours, je garde au dessus de la tête une épée de Damoclès de 5 ans de prison et de lourdes amendes. Mais surtout... il me reste 1h15 de garde à vue à faire ! Stéphane Lhomme 27 mars 2008 (*) Précision fondamentale : par cette action de désobéissance citoyenne, nous ne mettions personne en danger puisque l’EPR n’existait alors que sur le papier, et n'est aujourd'hui encore qu'audébut de sa construction. Pour qu'aucun terroriste ne puisse mettre à profit les informations désormais publiques, il suffit... que l'EPR ne soit pas construit. Si des gens sont irresponsables dans cette affaire, il s'agit bien de ceux - industriels et politiques - qui ne font pas stopper le chantier de l'EPR. (**) Le fameux document confidentiel défense reconnaît que "les hypothèses relatives à l’impact [d’un avion] doivent assurer une couverture « raisonnable » du risque et ne peuvent prétendre couvrir toutes les éventualités". L’aveu est clair et sans appel. On trouve aussi dans ce document des raisonnements biscornus comme : "Compte-tenu qu’une centrale nucléaire ne forme pas un très grosse cible et qu’elle est nettement moins haute qu’un immeuble de grande hauteur, il est sans doute assez difficile pour un pilote non chevronné de viser très précisément une zone sensible". C’est d’autant moins convaincant que, le 11 septembre 2001, des pilotes "non chevronnés" ont malheureusement prouvé qu’ils étaient capables de véritables prouesses. Mieux : "Un impact en vol horizontal stabilisé supposerait un vol à très basse altitude à peu près impossible à envisager sauf peut-être pour certains sites en bord de mer". Or, l’EPR est justement prévu... pour être installé en bord de mer. Inutile d'en rajouter : l'EPR ne résisterait à un crash suicide. (***) Merci à tous les gens qui nous soutiennent dans cette affaires, anonymes ou personnalités, parmi lesquelles Olivier Besancenot, donc, mais aussi José Bové, Noël Mamère, Cécile Duflot, le nouveau sénateur Jacques Muller, etc. |
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| L'après Tchernobyl ou "Comment vivre heureux en zone contaminée" |
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| Le chapitre 16 du livre "L'insécurité nucléaire" de Stéphane Lhomme : cliquez ici [pdf] |
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L'intégralité du débat avec Stéphane Lhomme, du Réseau Sortir du nucléaire, qui revient sur un sujet qui divise Français et candidats : l'énergie nucléaire.
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