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dossier monde du Bio

La Bio, voie d'avenir pour 77% des français. LIRE...

 

 

Puy-de-Dôme: l'agriculteur bio menacé jette l'éponge et vend son troupeau
01.12.2008

Jean-Hugues Bourgeois, un jeune agriculteur bio et éleveur au Teilhet (Puy-de-Dôme,) qui avait reçu depuis des mois des menaces de mort et dont certaines chèvres avaient été abattues, a finalement décidé de jeter l'éponge, a-t-il annoncé lundi à l'AFP. "Je suis fatigué, écoeuré, j'ai donc décidé de quitter le village", a déclaré le jeune agriculteur de 28 ans, qui a vendu la semaine dernière son troupeau de 35 chèvres et de 170 brebis.
"Ma famille est soulagée", a-t-il ajouté, la voix lasse. Originaire des Hautes-Alpes, M. Bourgeois, installé début 2006 dans le Puy-de-Dôme où un agriculteur local proche de la retraite lui avait loué une cinquantaine d'hectares pour y faire de l'élevage et des céréales, est actuellement "à la recherche d'une ferme ailleurs" pour y poursuivre son activité.

Début novembre, l'une de ses agnelles avait succombé et des analyses toxicologiques, effectuées par l'Ecole vétérinaire de Lyon, ont depuis révélé que l'animal avait été empoisonné avec un produit actif "que l'on retrouve dans la mort-aux-rats", a-t-on appris de source judiciaire.
Néanmoins, il convient d'être prudent, l'empoisonnement pouvant être accidentel, a-t-on ajouté de même source.
Le 4 septembre, le procureur de la République de Riom (Puy-de-Dôme) avait ouvert une information judiciaire contre X pour mort donnée volontairement à des animaux domestiques, destruction par incendie volontaire et menaces de mort.
Depuis le début de l'année, le jeune agriculteur a été victime de plusieurs actes de vandalisme et de menaces de mort contre sa famille.
Fin mars, son troupeau de chèvres avait été tué au pistolet d'abattage. 
En août, une grange où il entreposait son foin avait été détruite dans un incendie volontaire. Peu avant la rentrée scolaire, il avait reçu une lettre en forme de cercueil contenant des menaces de mort et de viol contre sa fille de 8 ans.
Un nouvel incendie volontaire avait détruit début octobre une grange lui appartenant.

AFP

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Du soja bio à la mélamine importé de Chine en France

LEMONDE.FR | 28.11.08 | 11h22 • Mis à jour le 28.11.08 | 11h33



Près de 300 tonnes de soja contaminé à la mélamine ont été importées de
Chine en France au mois d'octobre, a-t-on appris, vendredi 28 novembre,
auprès de la coopérative agricole Terrena, qui a découvert la
contamination. Selon Christophe Couroussé, directeur de la communication
de Terrena, ces "293 tonnes de tourteaux de soja" ont été importées de
Chine "fin octobre" par BNA, une filiale du groupe située en Vendée.

Le taux de contamination peut atteindre 75 mg/kg selon les lots, trente
fois supérieur au seuil maximal acceptable, fixé à 2,5 mg/kg par les
autorités sanitaires. La mélamine est une substance très toxique
destinée en principe à la fabrication de plastiques. Sa présence dans
des produits laitiers a entraîné la mort de plusieurs bébés en Chine et
l'hospitalisation de milliers d'autres.
Selon France Bleu Loire-Océan, cette farine de soja contaminée a été
incorporée dans de la nourriture destinée à des volailles
commercialisées sous le label "bio". Une partie de cette préparation a
pu être récupérée à temps chez les 127 volaillers qui avaient été
livrés. Mais les animaux en ont tout de même consommé une quantité
importante, environ un millier de tonnes.

"PAS DE TRACE DE MÉLAMINE DANS LES VOLAILLES"

Les consommateurs n'auraient toutefois pas d'inquiétude à se faire.
Selon Ouest France, la viande des volailles qui ont picoré l'aliment
contaminé a été analysée. Le quotidien cite les conclusions de
Christophe Couroussé : "Pas de trace dans les volailles bio. La mélamine
ne passe pas dans la viande, nous a expliqué un expert toxicologue. Elle
est excrétée dans les urines dans les vingt-quatre heures qui suivent
l'ingestion", précise M. Couroussé. "Aucune procédure de retrait n'a été
ordonnée dans les grandes surfaces, le risque pour la santé humaine
étant considéré comme nul par l'Agence de sécurité sanitaire des
aliments", assure encore Ouest France.

La coopération d'Ancenis, où était stocké le soja, envisage toutefois de
porter plainte contre son fournisseur chinois. "Il s'agit d'une fraude
caractérisée, visant à enrichir artificiellement le taux de protéine du
tourteau pour en tirer un prix plus élevé", indique Christophe Couroussé.
Le soja utilisé pour nourrir les volailles est habituellement importé
d'Amérique du Sud, explique France-Info, qui rappelle que "la France ne
produit qu'un petit quart des 18 000 tonnes de soja qu'elle consomme
chaque année". Mais les récoltes de cette année ont été mauvaises,
notamment au Brésil, et les éleveurs français ont dû se tourner vers un
nouveau partenaire : la Chine.

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Eco-Terre - Alerte aux pesticides dans les aliments

http://www.liberation.fr//actualite/economie_terre/348504.FR.php
xtor=EPR-450206

(Reuters)
De nouveaux seuils européens doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Ce qui va entraîner une augmentation «spectaculaire» des pesticides autorisés dans les aliments, accusent des ONG.
AFP
LIBERATION.FR : lundi 1 septembre 2008


Bruxelles menace-t-elle la santé des enfants européens avec des pommes ou du raisin aux pesticides? C'est ce qu'affirment plusieurs ONG qui dénoncent de nouvelles normes européennes en matière de résidus chimiques dans les aliments, qui entrent en vigueur ce lundi.
«La Commission européenne nous entraîne vers une contamination toujours plus importante de plus en plus de pesticides dans les aliments. Les enfants devraient pouvoir manger autant de fruits et de légumes qu'ils le souhaitent et ce sans risque», alerte Ulrike Kallee, experte en produits chimiques pour Greenpeace.
En cause, un règlement européen qui fixe à partir du 1er septembre de nouveaux plafonds autorisés pour la présence de résidus de pesticides dans les aliments.
Ces nouveaux seuils, qui harmonisent les normes européennes en la matière, doivent remplacer les limites fixées actuellement au niveau national. Mais ce règlement a en fait pour effet d'entraîner une augmentation «spectaculaire» des limites existantes, selon les ONG. 349 pesticides différents, selon les ONG.
Selon une analyse conjointe de Greenpeace et de l'ONG environnementale autrichienne Global 2000, «plusieurs centaines de limites maximales en résidus (LMR) deviennent désormais dangereuses pour les consommateurs», et ce «au regard même des normes d'analyse et des méthodes d'analyses fixées par l'UE».
Au total, 349 pesticides différents sont présents dans les produits alimentaires vendus dans l'UE, indiquent les ONG. Or, «pour chaque pesticide, la Commission a identifié le pays ayant la plus mauvaise limite de sécurité et a adopté ce niveau pour les normes européennes, explique Hans Muilerman, porte-parole de l'ONG néerlandaise Natuur en Milieu. Les consommateurs européens vont donc être moins bien protégés en étant exposés à plus de 200 pesticides différents à des niveaux importants.»
Selon le rapport de Greenpeace et Global 2000, la consommation de pommes, poires, raisins, tomates et poivrons pourrait en particulier désormais poser des risques pour la santé des enfants. «Pour un enfant pesant 16,5 kilos, la dose de pesticide dangereuse pour la santé est dépassée après la consommation de 20 grammes de raisin (soit 5 à 7 grains), 40 grammes de pomme ou 50 grammes de prunes», affirme le biochimiste Helmut Burtscher, cité par Global 2000.
Dans certains pays étudiés, comme l'Allemagne ou l'Autriche, le changement serait très préoccupant, selon ces associations.
«Une alimentation plus sûre», se défend la Commission La Commission européenne a défendu vendredi ses nouvelles normes: «Dans plusieurs cas, l'UE a établi des limites maximales en résidus alors que les Etats membres n'en avaient pas, rendant notre alimentation plus sûre», déclare la Commission européenne dans un communiqué, soulignant que les nouvelles normes se basent sur des «données scientifiques».
«Nous ne sommes pas d'accord avec les critiques des ONG, parce que d'abord nous ne parlons pas des mêmes choses, précise Nathalie Charbonneau, porte-parole de la Commission européenne. Nous avons fait une analyse qui est beaucoup plus large que la leur». La Commission estime par ailleurs les ONG se sont appuyées sur des données «imprécises».
Néanmoins, «la Commission examinera toute étude qui lui sera soumise, indique-t-elle. S'il s'avère que l'une d'elle contient de nouvelles preuves scientifiques selon lesquelles les limites maximales en résidus ne garantiraient pas la sécurité alimentaire, la Commission demandera un avis à l'Autorité européenne de sécurité des aliments  (EFSA).»
L'association Natuur en Milieu et le réseau PAN Europe ont lancé en août une action en justice devant la Cour européenne de justice, soutenant que «le règlement est fondamentalement vicié et doit être revu d'urgence», selon PAN Europe.
La Commission doit maintenant fournir une copie de sa position dans les trois prochains mois à la Cour, précise PAN Europe. Celle-ci pourrait alors donner un avis début 2009.


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Fréjus : ferme des esclamandes
Le développement durable fait ses preuves


http://www.varmatin.com/ra/environnement/130954/frejus-ledeveloppement-durable-fait-ses-preuves



Les jardiniers ont ajouté du BRF (les résidus de l'élagage, des copeaux de feuillus seulement), sur 1 500 m2 du jardin d'économie solidaire où sont cultivés côte à côte légumes et fleurs.
Le développement durable est une réalité à la ferme des Esclamandes. 
Sous l'égide de l'association Semailles 83, il est mis en oeuvre avec succès et a fait ses preuves. En témoignent deux actions récentes.

Dans la serre tunnel où sont préparés les semis et boutures destinés au potager du site, la température descend en hiver en dessous de zéro. La chauffer se manière traditionnelle serait un luxe pour une association disposant de peu de moyens, et encline à l'écologie.

« Avec mon compagnon, Stéphane Thomine, formateur au centre de formation du bâtiment (CFB) d'Antibes, nous avons eu l'idée d'installer un système de chauffage solaire, explique Julia Mohrs, éducatrice techique spécialisée. Dans le cadre d'un échange scolaire, de jeunes apprentis allemands en stage au CFB sont venus ici durant une semaine pour réaliser l'installation. Du matériel ancien du CFB a été utilisé et la mairie de Fréjus a apporté un complément ».

La table de culture va pouvoir être chauffée par ce système solaire thermique (de l'eau chauffée par le soleil passera dans des tuyaux recouverts de sable) à partir de l'hiver prochain, ce qui permettra d'éviter les pertes dûes au gel.

« ça peut faire école auprès des agriculteurs qui ont des difficultés à chauffer leurs installations ». souligne Mme Mohrs, ravie du travail des jeunes apprentis.

Durant leur séjour, ils ont déjeuné sur place avec les autres salariés de l'association (cinq personnes sous contrat aidé, une année civile volontaire) se régalant des produits du potager. Un espace bénéficiant lui aussi d'une autre technique du développement durable.

Le BRF pour économiser l'eau

Les jardiniers ont ajouté du BRF sur 1 500 m2 du jardin d'économie solidaire où sont cultivés côte à côte légumes et fleurs. Le BRF ce sont les résidus de l'élagage, des copeaux de feuillus seulement (les résineux sont inappropriés) broyés et répandus, 48 heures après, en couches de cinq dix centimètres sur les platebandes de cultures.

En pourrissant, il favorise le développement de microorganismes et de champignons reproduisant l'humus naturel de la forêt.

Il évite le recours aux engrais et permet d'économiser l'eau. « Les parcellescouvertes en BRF début mars n'ont pas été arrosées jusqu'à ce jour, contrairement aux autres » remarque Julia Mohrs, qui compte péréniser cette méthode venue du Canada.

Elle présente aussi l'avantage d'un désherbage facilité et d'une moindre nécessité d'intervenir mécaniquement avec la motobineuse.

Toujours dans l'esprit du développement durable, la rotation des cultures et l'association de variétés différentes plantées dans ce potager fabuleux n'épuisent pas la terre et attirent de très nombreux insectes qui favorisent la pollinisation.

Une quinzaine de variétés de tomates, dont plusieurs anciennes (ananas, Noire de Crimée, Muscat, caro Rich, green zebra...) poussent en ce moment au milieu des fleurs et des plantes aromatiques.

Cet endroit, c'est vraiment du bonheur.

V.G.


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Agence Bio LA BIO VOIE D’AVENIR POUR 77% DES FRANÇAIS

5ème BAROMETRE AGENCE BIO
 

 

77% des Français estiment que la bio est une voie d’avenir face aux problèmes environnementaux : c’est un des principaux enseignements du Baromètre Agence BIO* 2007. Les Français affichent un intérêt de plus en plus marqué pour cette agriculture durable et citoyenne. Ils font un lien étroit entre alimentation et respect de l’environnement : 2 Français sur 3 déclarent privilégier l’achat de produits respectueux de l’environnement et/ou des principes de développement durable.

Une dynamique de consommation en cohérence avec l’agriculture biologique, basée sur le respect de l’Homme et de la Nature. Les Français confirment cette prise de conscience environnementale et souhaitent à 84% le développement de l’agriculture biologique.



42% des Français consomment des produits bio

Convaincus par les produits bio, les Français tendent à en consommer de plus en plus, comme en témoigne l’évolution de ce marché de l’ordre de 10% par an depuis 5 ans. Selon le Baromètre 2007 de l’Agence BIO, comme en 2006, plus de 4 Français sur 10 consomment au moins un produit bio au moins une fois par mois.
L’achat de produits biologiques a également augmenté par rapport à 2003. 37% de Français déclarent en avoir acheté, ou une personne de leur foyer, au cours des 4 semaines ayant précédé l’enquête alors qu’ils étaient 33% il y a 4 ans.

Des consommateurs-acheteurs fidèles


Les consommateurs de produits biologiques ont une ancienneté moyenne de 10 ans. Plus de la moitié des consommateurs de produits bio en consomment depuis plus de 5 ans. Les produits bio attirent aussi de nouveaux acheteurs : ¼ des consommateurs-acheteurs en consomment depuis 3 ans et moins. De plus, 1/3 des Français ont déclaré avoir l’intention de développer leur consommation bio au cours des 6 mois suivant l’enquête et les autres ont dit souhaiter la maintenir.


Les Français veulent aussi des produits bio en restauration hors domicile


Que ce soit pour leurs enfants ou pour eux-mêmes, les Français souhaiteraient avoir des produits bio en restauration hors foyer : 78% des parents dont les enfants n’ont pas encore pu manger bio dans un restaurant scolaire souhaiteraient que ce soit le cas. 43% des Français se disent intéressés par des repas avec des produits bio au restaurant et 39% des actifs aimeraient se voir proposer des produits bio dans leur restaurant d’entreprise.


* Enquête quantitative menée par CSA en face à face à domicile du 25 octobre au 30 novembre 2007 auprès d’un échantillon de 1023 personnes représentatif de la population française (en terme de sexe, âge -15 ans et plus -, catégorie socio-professionnelle, région et taille d’agglomération).

  
Dossier complet [pdf] cliquez ici
 
 
 
un petit film rigolo de 6 minutes :
http://www.terre.tv/indexvod.php?case=1&ref=00151
 
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